Ils étaient la 2ème D.B.

Un film de Jean-Marc Seban
Produit par Christine Camdessus et Serge Gordey
Conseillère historique : Christine Levisse-Touzé
C’est une histoire très étrange… L’histoire d’une unité de Français Libres pendant la seconde guerre mondiale dont la notoriété et la gloire a largement dépassé ses victoires. Personne, ou presque, ne connait la 1ère DFL (Division Française Libre) du général Koenig dont les faits d’armes à Bir Hakeim et El Alamein ont été décisifs en Afrique du Nord dans la bataille contre l’Afrikakorps de Rommel. Mais tout le monde connaît la 2ème DB de Leclerc, et ce dès 1942… Pourquoi ?
Est-ce parce qu’elle a libéré Paris et Strasbourg ?
C’est à partir de cette interrogation que nous sommes partis à la recherche des derniers membres de cette prestigieuse unité. Il s’agit avant tout pour nous de raconter l’aventure de jeunes gens décidés à se battre.
Ils ont aujourd’hui 90 ou 92 ans et avaient une vingtaine d’années pendant la guerre. C’est une bande de vieux papys énergiques et souvent drôles. La plupart de nos « personnages » habitent en région parisienne et un en Corrèze. Un autre, engagé volontaire dans la « Nueve », bataillon de républicains espagnols intégrés ans la 2ème DB, vit en Espagne. Tous veulent témoigner.Comme me l’a dit l’un d’entre eux sur le ton de la rigolade: « on va bientôt casser notre pipe, c’est maintenant ou jamais ».
La caractéristique principale de la 2ème DB est qu’elle est surtout formée de volontaires. On n’est pas recruté ou appelé pour la 2ème DB, on s’engage pour aller se battre contre les Nazis (ou les Allemands, c’est selon). C’est peut-être cette caractéristique qui donne à la 2ème DB son aura bien particulière.
Et puis, dans l’affrontement qui a opposé Giraud et de Gaulle pour recevoir l’adoubement des Américains et des Anglais, la Division a fait son choix : elle est pour de Gaulle et pas pour les restes d’une armée qui a fait défaut en 40 et qui ne tente de se rallier qu’une fois les Américains débarqués en Algérie et les Allemands battus tant en Libye qu’à Stalingrad. Cette armée de vieux officiers n’a pas la confiance de ces jeunes gens qui veulent en découdre et qui admirent en Leclerc un homme qui n’a cessé de se battre.
Car c’est lui, Leclerc, qui est le ciment et la force de cette unité… Du moins c’est ce qu’ils nous racontent tous avec une sincère unanimité.
image : Nicolas Eprendre
montage : Marion Dartigues
format : 52 mn
© ALEGRIA – France Télévisions – 2015