15 vies à l’Est, 20 ans après

Bande annonce

15 vies à l'Est, 20 ans après

Distribution internationale
Coproduction / préventes

ARTE France
Avantis Promo

Avec le soutien de

CNC

Diffusion

Actuellement sur Arte

Collectif de quinze réalisateurs
Produit par Ilona Bicevska, Serge Gordey et Christine Camdessus
15 films de 13 mn environ
Montage : Katya Schelli – Paul Morris – Vladimir Berkhman
© ALEGRIA PRODUCTIONS – AVANTIS PROMO – ARTE France 2011

15 vies à l’Est
En 1991, avec la dissolution de l’Union Soviétique, s’achevait officiellement ce qui avait été un immense conglomérat de nations réunies sous le drapeau du communisme. Vingt ans plus tard, c’est le moment de revenir sur ce que les quinze républiques qui constituaient l’URSS sont devenues. C’est le bon moment pour prendre acte de la fin d’un monde en s’interrogeant sur ce qui en est sorti de nouveau. Un groupe de réalisateurs issus d’une bonne part de ces pays (Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Estonie, Géorgie, Lettonie, Lithuanie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine) fédèrent leurs efforts dans un projet international, afin de dresser le portrait actuel de leur génération : relations familiales, amicales, amoureuses, professionnelles.Le portrait est social, culturel, sentimental et politique. On découvre les expériences, les visions du monde, les réalités vécues par des dizaines de millions d’hommes et de femmes de pays que nous connaissons peu ou pas. Comment s’affrontent les générations, les cultures du monde soviétique d’antan et celui qui émerge, comment les changements affectent la vie et l’esprit des nouvelles générations, comment ces différentes sociétés et cultures s’inscrivent dans le village global que constitue notre monde ? Les réalisateurs et auteurs de tous ces pays proposent leurs regards, nuancés et sensibles.

Immersion, de Salomé Jashi (Géorgie)
2000 petites maisons blanches dessinent des lignes verticales et horizontales. Les rues sont parfaitement identiques et numérotées. Seule touche multicolore, un enfant s’ébroue dans une petite piscine gonflable, sous un soleil de plomb. Deux adolescents traînent leur ennui, que rien ne vient apaiser.

La place, de Chinguiz Narynov (Kirghizstan)
Nous sommes sur la place centrale de Bichkek, capitale de la petite république ex-soviétique du Kirghizstan. Des soldats qui font la garde, des vendeurs à la sauvette, des familles en goguette. La vie de tous les jours dans un pays qui n’a que vingt ans. Sur cette place, on fait de temps à autre la révolution. il y a près de deux ans, des dizaines de manifestants et passants trouvaient la mort, dans l’espoir de mieux vivre.

La prison de Sacha de Georgy Agadjanean (Moldavie)
Sacha a commencé à travailler à l’âge de 14 ans. Il a fait tous les métiers avant de devenir tatoueur. Il a pour seul horizon de quitter la Moldavie pour la Norvège où vivent sa jeune femme et son fils. Une vie à lutter pour vivre enfin.

La spécialiste, de Giedré Beinoriuté (Lituanie)
Eglé est étudiante en deuxième année de « Sound Design » au Conservatoire national de musique et théâtre. Elle est aveugle de naissance. Prises de son dans une forêt. Enregistrements en studio. Du temps de l’URSS, les personnes aveugles étaient enfermées dans leur handicap, protégées de la dureté de la vie, protégées du regard des autres. Eglé entend bien pratiquer son futur métier sans aucune assistance.

Manifeste, de Sveta Strelnikova (Russie)
« Nous n’avons plus rien à vous dire », « Lénine Champignon », « Poutine Crabe ». Ils sont des milliers à manifester dans les rues leur refus de l’ordre établi en clamant des slogans insensés. Déjouant les manœuvres d’intimidation des autorités, (le collectif) Artiom milite à sa manière : raisonner et protester par l’absurde.

Killer, de Liina Paakspuu (Estonie)
Rauno habite une maison de bois qu’il a construite lui-même dans la campagne estonienne. Il s’est construit son propre sauna. Il plonge nu dans l’eau froide d’un étang. Une vie sauvage et naturelle à l’écart de toute vie sociale ? En fait, pour gagner sa vie, Rauno travaille dans un abattoir. Il tue agneaux, porcs et vaches sans état d’âme. Il sait bien que la société a besoin de gens comme lui, à qui est déléguée la sombre tâche de tuer.

Bonheur, de Iskandar Usmonov (Tadjikistan)
Une petite ville de Tadjikistan. Un jeune homme du nom de Hushbaht – ce qui veut dire : « le bienheureux ». Il a 22 ans. La passion d’Hushbaht est d’organiser des mariages. C’est une célébrité locale. Il est heureux, si ce n’est que le moment est maintenant venu pour Hushbaht de se marier : l’organisateur de mariage le plus connu de la région va-t-il enfin trouver l’épouse idéale ?

Grains de Maïs, de Alakbar Aliyev (Azerbaïdjan)
Melik a une vingtaine d’années, et vend des épis de maïs sur la plage où se prélassent des nouveaux riches. Du temps de l’Union Soviétique, explique le père de Mélik, il y avait du travail, et plus d’argent. Mélik va bientôt partir faire son service militaire. Ensuite, il espère fonder une famille… Il compte bien qu’il pourra alors faire autre chose que vendre des épis de maïs.

L’art est un combat, d’Andrey Afrin (Ouzbékistan)
Comment peut-on être ballerine en Ouzbekistan ? A-t-il encore du sens dans une société où la culture d’Etat a laissé place au règne de l’argent ? Que peut –il devenir dans une société où l’Islam, méfiant devant l’exhibition des corps a repris ses droits ? Parcours d’une jeune danseuse étoile, sous l’œil attentif de sa mère, elle-même ancienne danseuse qui avait connu une carrière brillante pendant l’ère soviétique.

Polina, de Roman Bondarchuk (Ukraine)
Le vieux professeur Semion Rybkin a découvert et formé de très talentueux musiciens tout au long de sa carrière. Comment éviter qu’à nouveau, l’orchestre se décompose ? La solution est toute trouvée avec Polina. Elle sait déjà jouer de la batterie, du saxophone, du trombone et du piano. il lui reste à apprendre la clarinette et le tuba. Elle deviendra un ‘homme orchestre » capable de remplacer tous ceux qui sont déjà partis.

Se battre, d’Andrei Kutsila (Biélorussie)
En URSS, le sport était un instrument de propagande au service de l’Etat. La Biélorussie a poursuit cette tradition en encourageant la construction de nombreux équipements sportifs. Valeri est champion de judo. « La douleur disparaît au combat, dit Valeri. Dès que je me repose et que je me calme, la douleur revient. »

Microbe, de Dzinbtars Dreibergs (Lettonie)
Microbe est encore à l’école, il n’a pas quinze ans. Il est sans doute intelligent, mais surtout indiscipliné. C’est un skater. Inlassablement, il refait les mêmes figures. Inlassablement, il se casse la figure. Il parle beaucoup de sexe mais a du mal à draguer les filles. Il fume, il boit. Et puis un jour, on ramasse Microbe inconscient dans une rue, ivre mort. Il promet qu’il ne recommencera plus. S’il y arrive.

Rois à vendre, de Arman Yeritsyan (Arménie)
« Nous sommes trois millions d’Arméniens qui vivons en Arménie, et il y a quatre millions de rois. » C’est la devise de deux frères, qui peignent leurs compatriotes comme s’ils étaient des rois, avec couronne et manteau d’hermine. Devant leur étalage, les passants s’arrêtent, se reconnaissent dans tel ou tel portrait qui pourrait être le leur, et emportent chez eux leur tableau royal.

A ma fille, de Yerlan Nurmukhambetov (Kazakhstan)
« Аïda, mon soleil! Ce que tu regardes est la grande steppe des Kazakhs ! C’est dans cette steppe que l’histoire du nomadisme kazakh prend son origine. » Il m’emmène avec lui à Astana : « Cette ville est construite pour toi… on l’a construite pour ton avenir… La construction de cette ville n’a démarré qu’il y a 10 à 12 ans. C’est le coeur de l’Eurasie… » Dans quel pays grandira Aida, entre steppes et grande ville ultra-moderne ?

Turkménistan, ma patrie, de Edwin Tromellen (Turkmenistan)
Farid Tukhbatullin et son fils sont turkmènes. Ils vivent en exil à Vienne. Depuis l’Autriche, ils postent régulièrement sur Internet des petits films d’animations qui dénoncent le ridicule mégalo et les dérives dictatoriales des dirigeants de leur pays.